Cette nouvelle enceinte est toujours le stade où évolue le club à domicile aujourd’hui et s’appelle le Stadio Giuseppe-Meazza. Alessandro Florenzi et Moise Kean ne sont pas conservés à l’issue de leurs prêts, Mitchel Bakker est vendu en Allemagne et Alphonse Aréola ainsi que quelques jeunes joueurs sont prêtés. La saison 1992-1993 se déroule sous le signe du renouveau : l’équipe nantaise met en avant de jeunes joueurs formés au club (Patrice Loko, Reynald Pedros, Christian Karembeu, Nicolas Ouédec, Laurent Guyot, Jean-Michel Ferri) et des recrues embauchées pour leur potentiel (Japhet N’Doram, Claude Makelele, Serge Le Dizet). De fait, Cauet, Kosecki, Ouédec, Pedros et Renou quittent le navire. Les Canaris, aussi affaiblis par une longue blessure de Nicolas Ouédec, maillot rouge foot équipe terminent à la septième place. Contre Bastia, à l’automne, alors que Nantes est au plus mal, pour sa première titularisation (sur blessure de Casagrande et Loussouarn), il permet de conserver un score nul (0-0) en arrêtant un penalty de Lubomir Moravcik. Vite lâché en championnat, éliminé par Lokeren en 1/32e de finale de coupe UEFA et par Nœux-les-Mines en 1/32e de coupe de France, Nantes va mal. Pour son premier match contre Le Mans en quart de finale de coupe de France, il ouvre le score dans les prolongations, avant que son jeune coéquipier Neeskens Kebano n’accentue le score (victoire 2-0 ap).
Les Canaris sont piégés dès le premier tour par le Rapid de Vienne d’Antonin Panenka, 0-3 à l’extérieur, maillot de foot vert 3-1 à domicile. Les changements sont immédiats : Blazevic aligne dès le début du championnat ses recrues, Boris Diecket, Joël Henry, Jean-Claude Milani dans les buts et William Ayache revenu de Marseille. Le recrutement d’abord : si Nantes bénéficie de l’arrivée de Paul Le Guen la plupart des recrues du tandem Bouyer-Blazevic se révèlent de coûteux échecs comme Diecket ou Milani dès 1988-1989 puis de Dragan Jakovljevic, choisi par Blazevic mais décevant en attaque et bientôt supplanté par le jeune Patrice Loko ou encore de Claude Lowitz, Patrice Eyraud, Thierry Fernier, Jean-Louis Lima, maillot de foot noir sans parler du retour médiatisé mais inutile de Max Bossis après un an de retraite. Henri Michel prend sa retraite cet été là et Gilles Rampillon rejoint l’AS Cannes : les deux leaders de l’équipe, les deux relais préférés de Jean Vincent sur le terrain aussi quittent donc Nantes. Nantes plonge donc brutalement au classement. Pourtant, à l’été 1981, Nantes parvient à recruter un joueur d’exception en la personne du Yougoslave Vahid Halilhodžić, l’un des meilleurs attaquants européens.
Le FCNA perd deux de ses meilleurs joueurs avant la saison 1995-1996 : Patrice Loko rejoint le PSG, et Christian Karembeu la Sampdoria. Oscar Muller bénéficie de l’apport de Seth Adonkor, aux moyens physiques hors du commun, qui préfigure le poste de milieu défensif récupérateur qui se généralisera dans le football des années 1990. Devant l’éternel Jean-Paul Bertrand-Demanes, la défense trouve également son équilibre autour de Maxime Bossis, replacé comme libéro et promu capitaine, aux côtés de l’inusable Patrice Rio et, sur les côtés, de Thierry Tusseau à gauche et de William Ayache à droite. L’équipe est entraînée par Antoine Kombouaré, joueur du club de 1990 à 1995 et entraîneur de l’équipe réserve 1999 à 2003, remplaçant ainsi Paul Le Guen dont le contrat finissant n’a pas été prolongé. Débute alors une période nouvelle pour le club, dans des conditions plus difficiles, sur sa nouvelle pelouse du Stade de la Beaujoire, écrin qui fait la fierté du FCN mais dont les tribunes souvent à moitié vides n’ont pas la même chaleur que celles du vieux Stade Saupin.
Un autre feuilleton déstabilise le club, celui du départ de Didier Deschamps. Cette politique désastreuse s’accélère cependant avec le nouveau président Max Bouyer, nommé en décembre 1986 et à l’origine d’autres recrutements tout aussi inadéquats, en particulier Mo Johnston et Frankie Vercauteren en 1987, recrutés à prix d’or avec un statut de vedettes, et qui déçoivent chacun à leur manière. ↑ Frédéric Fausser, « Thiago Silva recevra la Samba d’or 2012 lors de PSG-Nancy. ↑ Cissé en sélection. ↑ Paris Saint-Germain, no 2 de février 1971, photo officielle de l’effectif, maillot de foot messi rose p. ↑ Genetet 2005, p. ↑ Les noms « Parc Olympique lyonnais » ou plus rarement « Stade des Lumières » et « Stade de Lyon » sont utilisés lors des compétitions internationales majeures lorsque ces compétitions interdisent l’usage du naming. Changement d’ère mais comme au précédent changement d’entraîneur, ces ajustements permettent au club de retrouver un succès immédiat. Pour cela, un gros changement d’effectif est opéré, en prenant en compte les points problématiques passés. Mais l’aventure est un cauchemar pour l’élève de sixième, il se casse la jambe au sein de l’établissement et sa progression est stoppée net. Jean Vincent est devenu indésirable et avant même la fin de saison, il quitte le club pour devenir sélectionneur du Cameroun pour la Coupe du monde de football de 1982. Jean-Claude Suaudeau reprend naturellement les rênes pour terminer la saison, Nantes se classant sixième.

